Santé

Kirin (Furry Road War Rig), Tamaskan G1 / Minuit, Berger Belge Groenendael, Décembre 2020

Texte écrit sur une base du texte du site officiel du Club Français du Tamaskan.


LES TESTS

Dans l’ensemble, la race est relativement peu affectée par les maladies génétiques héréditaires. Cela est dû à la rigueur de la communauté développant la race : une série de tests de santé et d’évaluations du comportement est OBLIGATOIRE pour tout chien candidat à la reproduction (Tamaskan comme Outcross).

Dégénérescence Myélopathique (DM ou MD)
La myélopathie dégénérative est une maladie héréditaire entraînant une paralysie progressive. Cette affection se déclare généralement entre 8 et 14 ans. Elle débute par la perte de la coordination des pattes arrières. Le chien atteint développe une démarche mal assurée, il se tord ou traîne les pieds. Plus tard, les membres deviennent de plus en plus faibles, les genoux lâchent et pour terminer il ne peut plus se lever ni marcher. Jusqu’à la paralysie complète du train arrière, il peut se passer de 6 à 12 mois. Si la maladie traîne durant plusieurs mois, le chien peut développer une incontinence urinaire et fécale. A terme la paralysie s’étend sur les pattes avant. Le chien ne souffre pas de la paralysie (mais il peut être blessé en frottant ses membres sur le sol, ou en tombant.)
La Dégénérescence Myélopathique peut être dépistée par test ADN. Un chien +/+ est sain, il ne transmettra jamais la maladie à sa descendance. Un chien +/- est porteur de la maladie, il ne sera pas atteint mais pourra transmettre la maladie à sa descendance (50% de risque). Un chien -/- est atteint par la maladie et transmettra la maladie à sa descendance.
Pour éviter la naissance de chiots à risque, le TDR recommande qu’au moins un des parents de chaque portée soit sain non porteur (+/+). La reproduction entre porteur (+/-) et atteint (-/-) est interdite.

Dysplasie des hanches (HD) et des coudes (ED)
La dysplasie de la hanche résulte d’un développement anormal des articulations des hanches lors de la croissance. En effet, la tête fémorale et le cotyle (cavité articulaire) ne s’articulent pas correctement ce qui entraîne une laxité de l’articulation. La tête fémorale et le cotyle se déforment en s’aplatissant. A ce stade, de l’arthrose apparaît sur l’articulation et est source de grande douleur pour le chien. L’hérédité est un facteur majeur de dysplasie, mais le facteur environnemental est également à prendre en compte. Ainsi une alimentation inadaptée, un surplus d’exercice pour un chiot peut, à l’usage, causer une dysplasie. L’intolérance à l’exercice, une démarche chaloupée, les sauts de lapin, la difficulté à se lever après un repos, une boiterie sur un postérieur, et parfois des cris de douleur sont des signes évocateurs caractéristiques
La Dysplasie des hanches et des coudes se dépiste par un examen radiologique pendant lequel le chien subit une anesthésie générale.
En vertu des règles du TDR, tous les Tamaskan et outcross doivent être radiographiés avant d’être utilisés comme reproducteurs. Cette radio ne peut pas se faire avant que le chien soit âgé d’au moins un an. Ces radios sont ensuite confiées à un organisme de notation (British Veterinary Association – BVA – ou Fédération Cynologique Internationale – FCI). Seuls les chiens ayant un score en dessous de 19 (BVA) ou étant A ou B (FCI) ont l’autorisation de se reproduire.

Dépistage des tares oculaires
Le dépistage des tares oculaires pour les chiens européens doit être effectué par un vétérinaire appartenant à l’ECVO (European College of Veterinary Ophthalmologists), le test est ainsi connu sous le nom de « test ECVO ». L’objectif de cet examen est d’examiner les yeux des animaux afin de diagnostiquer les maladies à caractère héréditaire ou présumé héréditaire. L’examen comprend un examen général de l’œil et de ses annexes et peut, de ce fait, permettre de révéler d’autres  maladies oculaires (non héréditaires).
Le dépistage des tares oculaires s’effectue par examen vétérinaire spécialisé.
Cet examen est obligatoire pour qu’un reproducteur puisse être reconnu par le TDR.

Nanisme Hypophysaire (Pituitary Dwarfism)
Le Nanisme Hypophysaire est une maladie qui, jusqu’à présent, n’a été observée que chez le Berger Allemand et les races dérivées du Berger Allemand (Berger Blanc Suisse, Chien-Loup Tchécoslovaque, Chien-Loup de Saarloos, Chien-Loup Américain…). Etant donné la fréquence d’apparition de ces races dans le patrimoine génétique du Tamaskan, ce test est parfois demandé selon les clubs nationaux mais n’est pas obligatoire selon le TDR. Elle correspond à un sous-développement de l’hypophyse entraînant une déficience hormonale conduisant à un retard de croissance. Ce retard de croissance peut s’exprimer par une taille réduite, une conservation du duvet de naissance, un retard d’apparition du pelage adulte, une perte de poils symétrique principalement au niveau du tronc, du cou et du haut des pattes. Les signes moins fréquents sont une hyperpigmentation de la peau,  la présence d’écailles, les infections bactériennes. En général, les signes cliniques de cette maladie sont observables des les 2 ou 3 mois du chiot.
Le Nanisme Hypophysaire peut être dépistée par test ADN. Un chien +/+ est sain, il ne transmettra jamais la maladie à sa descendance. Un chien +/- est porteur de la maladie, il ne sera pas atteint mais pourra transmettre la maladie à sa descendance (50% de risque). Un chien -/- est atteint par la maladie et transmettra la maladie à sa descendance.
Pour éviter la naissance de chiots à risque, il est recommandé qu’au moins un des parents de chaque portée soit sain non porteur (+/+). La reproduction entre porteur (+/-) et atteint (-/-) est interdite.

Tests spécifiques aux races pour les outcross (MDR1, tests cardiaques, …)
Certaines races sont sujettes à des maladies qui ne sont pas présente chez le Tamaskan. Par exemple, la MDR1 est une maladie présente chez les Bergers Blancs Suisses, les Border Collies et Colleys ; l’épilepsie est une maladie qui a été observée chez les Bergers Belges (en particulier les variétés Tervueren et Groenendael).
Ainsi, pour éviter l’introduction de maladies dans la race Tamaskan, les chiens candidats à devenir reproducteur outcross (d’une autre race) doivent être dépistés, autant que faire se peut, contre les maladies connues à leur race.

Évaluation comportementale
Les chiens candidats à la reproduction pour la race Tamaskan doivent également passer une évaluation comportementale qui détermine la stabilité mentale du chien dans diverses situations : dans un environnement connu, dans un environnement inconnu, avec des personnes connues et inconnues, avec d’autres chiens connus ou inconnus, etc.  Un chien agressif ou atteint de troubles du comportement (anxiété chronique, timidité excessive…) ne sera pas retenu en tant que reproducteur potentiel.
Cette évaluation comportementale vise bien entendu à s’assurer de la perpétuation et de l’amélioration du caractère du Tamaskan en tant que chien sociable et capable de s’adapter facilement à une vie de famille.
L’évaluation comportementale doit être effectuée par un éducateur et/ou comportementaliste canin.

Les dépistages génétiques complémentaires : Embark et MyDogDNA
Il existe des laboratoires tels que Embark (laboratoire américain) ou MyDogDNA (laboration finlandais) qui, sur simple prélèvement ADN (prélèvement salivaire), permettent de dépister de nombreuses maladies génétiques. Les analyses menées par Embark et MyDogDNA permettent également de connaître les traits génétiques déterminant le phénotype d’un chien (les gènes déterminant la couleur et la longueur du pelage,  forme du museau, forme du crâne, longueur de la queue etc)



LE SUIVI GÉNÉTIQUE ET LA FILIATION PAR ADN

Tamaskan Database
La Wolf Look Alike Database (Base de Données des chiens ressemblant au loup) est un site sur lequel sont recensés tous les Tamaskan et autres chien-loups. Il enregistre ainsi le pedigree de chaque chien et permet de suivre les lignées qui peuvent être affectées par certaines maladies identifiées.
Il existe par exemple quelques cas isolés de Tamaskan atteints d’épilepsie ou de la maladie d’Addison. Les lignées de ces Tamaskan atteints ou porteurs sont marqués sur dans cette base de données afin de suivre les chiens de cette lignée et, à terme, de limiter au maximum la propagation de ces maladies dans la race, jusqu’à l’exclure totalement.

Identification génétique
Chaque Tamaskan (mais aussi chaque reproducteur outcross) est également identifié par son ADN. Cela signifie que chaque Tamaskan est enregistré par empreinte génétique (prélèvement ADN) auprès du laboratoire américain Neogen (GeneSeek). Cet identification génétique permet de s’assurer de la filiation (parentage) des chiens. En effet, le pedigree n’est qu’une « preuve papier » de la filiation d’un chien mais, hélas, il peut être facilement falsifié. Une empreinte génétique ne peut être falsifiée. Aussi, en cas de doute sur le pedigree d’un Tamaskan, un prélèvement ADN (sanguin ou salivaire) peut permettre de vérifier que les chiens inscrits sur son pedigree sont bien ses ancêtres.
Exemple de certificat d’identification ADN par Neogen GeneSeek (ici, celui de Minuit)